Guide Val de Loire
  • Loire Atlantique - Nantes
    Ce fleuron du patrimoine local, du plus beau style gothique flamboyant, n’a pas été épargné par les épreuves durant sa longue histoire. Pour finir : un incendie, en 1972, qui a nécessité la restauration complète de son intérieur. Les visiteurs peuvent y admirer la plus grande verrière de France, ainsi que le tombeau de François II et Marguerite de Foix, parents d’Anne de Bretagne. Fermée le mardi. Visites commentées avec l’office de tourisme.
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  • Sologne-Gien
    Au cœur de la France, voici Gien ! Cette cité très ancienne, édifiée autour d’une forteresse puis d’un château qui domine la Loire, est située au centre de l’Hexagone, à égale distance de Quimper et de Strasbourg, de Dunkerque et de Toulouse. Ses qualités d’accueil, ses charmes, en font une étape de choix sur deux grands circuits touristiques régionaux : la route Jacques Cœur et la vallée des Rois. La ville abrite d’ailleurs le premier château de la Loire, pour qui vient de l’Est. Son passé est riche et tragique. Celle que César surnommait Genabum, possède, avec la foire des Cours fondée en 581 par le roi Gontran d’Orléans, la doyenne des foires françaises. Elle se présentait donc déjà, à l’époque, comme un carrefour commercial de premier ordre. Puis les années, les siècles passèrent, langoureusement, s’écoulant comme la Loire au pied du château. Gien sert de cadre à la signature, en 1410, du traité d’alliance du duc d’Orléans avec ses confrères de Berry, de Bourbon et de Bretagne, contre le duc de Bourgogne : la ligue de Gien est ainsi créée, qui aboutit à la lutte fratricide entre les Armagnacs et les Bourguignons. En 1484, Anne de Beaujeu, fille du roi Louis XI et régente de France, fait construire le château actuel et en profite pour embellir encore un peu plus la ville, dressant la collégiale, le pont sur la Loire, les monastères des Saintes-Claires et des Minimes, relevant les murailles. Gien connaît alors son âge d’or. Un refuge pour le petit Louis XIV Après la mort d’Anne de Beaujeu, le Comté revient dans l’escarcelle du roi de France. La ville joue une fois encore un rôle primordial dans l’Histoire, lorsque l’une des salles du château sert de cadre à la signature de l’acte conférant la régence à Louise de Savoie. Son royal époux, François Ier, doit en effet se rendre en Italie. Nouveau chapitre historique dix ans plus tard, lorsque Gien devient la première ville du Royaume à se convertir à la Réforme. En 1535, le premier temple protestant est édifié dans la localité. En 1652, Anne d’Autriche et Louis XIV, alors frêle adolescent, échappent à la Fronde en se réfugiant au château de Gien. La cour y attend le verdict de la bataille de Bléneau, remportée finalement par Turenne face à Condé. Ce qui permet au jeune roi, encore dans l’ombre, de revenir à Paris. Gien sous les bombes Le comté de Gien est supprimé par la Révolution et les héritiers de son dernier seigneur vendent le château au Département en 1823. La sous-préfecture, le tribunal et les prisons s’y installent pendant plus d’un siècle. En 1940, la ville est le théâtre d’une terrible bataille opposant les troupes françaises retranchées sur la rive gauche de la Loire et les troupes allemandes qui arrivent en masse par la route de Paris. Le centre de la ville est bombardé, Gien est détruit à 80 % ; le château échappe à l’anéantissement par miracle, grâce à une pluie d’orage qui arrête l’incendie. La ville martyre reçoit le 16 août 1948 la Croix de guerre. Gien est reconstruit dans le respect de l’architecture régionale en pierre de taille et brique rose vernissée. La cité présente aujourd’hui une image séduisante et dynamique et continue à jouer son rôle de petite capitale du Giennois. Un statut dont les habitants sont très fiers : les plus " indépendantistes " parlent même de leur pays comme de la " République du Giennois ".
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  • Anjou-Saumur
    Saumur n’a pas plus de mille ans et reste pourtant une énigme. Quelle est l’origine de son nom ? Mystère. " Salvus Murus " (" la muraille qui sauve ") ? Le " mur du saule " ? Ou bien " Sol Mur " (" le mur dans le sol ") ? Toutes les thèses sont vraisemblables. En revanche, une chose est sûre : les bourgades qui en sont à l’origine seraient nées non pas sur la Loire, mais sur le Thouet. Passée sous le giron du comte Foulques Nerra en 1026, Saumur se heurte aux calamités de l’époque. Les guerres locales succèdent aux famines. L’avènement des Plantagenêts, bâtisseurs du vaste ensemble anglo-angevin, lui offre une paix relative et des conditions favorables à la croissance. Henri II apprécie l’endroit, il prend même dans la cité quelques décisions capitales. La région attire les régnants. Aliénor d’Aquitaine, devenue veuve, séjourne régulièrement dans l’abbaye de Fontevraud et y organise le cimetière des rois. Le château, " forteresse princière " En 1203, Philippe Auguste s’empare de Saumur sans coup férir, faisant passer la ville dans la mouvance directe des Capétiens. Les guerres reprennent de plus belle. Si Angers se positionne en tant que rempart contre les Bretons, Saumur devient quant à elle un verrou contrôlant la route du Poitou et l’Aquitaine. Les Saumurois, " Français " depuis plus d’un siècle, revendiquent leur nouvelle appartenance. Ils portent le Royaume dans leurs cœurs et le défendent durant la guerre de Cent Ans. À cette époque, sur les bases d’un ancien rempart du siècle précédent, un nouveau château est édifié, à la fois résidence princière et forteresse, qui constitue l’essentiel du château actuel. Sous Louis XI, les tours sont rehaussées, d’autres sont ajoutées aux angles. Après des siècles difficiles, rythmés par toutes sortes de calamités (famines, guerres, fléaux climatiques, épidémies, inondations), le XVIème siècle s’ouvre sur la construction du dernier fortin surveillant les ponts et s’achève quand Saumur devient une place donnée en garantie à Henri de Navarre (alors chef des Protestants et futur roi Henri IV). Entre les deux dates, les guerres de Religion ont ensanglanté la ville. La volonté de refonder la structure ecclésiastique en place explique l’adhésion en masse des notables saumurois aux idées de la Réforme. Le premier prédicateur apparu à Saumur, René Poyet, est brûlé vif en 1552. Une première église protestante est dressée en 1562, année du déclenchement des guerres de Religion. Saumur la Protestante En Anjou, les seigneurs ruraux prennent les armes. Saumur, avec sa ligne de ponts, est un objectif majeur. Mais les événements ont affaibli les huguenots. La huitième guerre de Religion survient. Saumur est l’une des places données en garantie à Henri de Navarre, qui en confie le commandement à Duplessis-Mornay. En 1589, Navarre entre dans Saumur. Une Académie protestante est créée en 1599, qui devra fermer ses portes en janvier 1685, sur décision du Conseil d’État tenu en présence du Très Catholique Louis XIV. La fermeture de l’Académie protestante porte un coup à l’économie saumuroise, qui se redresse néanmoins au siècle suivant. C’est à cette époque qu’une ville nouvelle est créée, 180 mètres en aval de l’ancienne, structurée autour d’une longue percée rectiligne de 3 900 toises (7,6 km) s’étirant du coteau de Bournan jusqu’au départ de la nouvelle levée de Vivy. De nouveaux ponts sont conçus, un vaste ensemble de quais et de levées d’enceinte protège l’agglomération contre les crues et favorise la circulation.
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  • Sologne-Blois
    Situé sur un éperon au confluent de la Loire et d’un affluent (l’Arrou), Blois occupe l’emplacement typique des villes ligériennes. D’un côté, un large plateau, entre les deux cours d’eau, porte le château ; de l’autre, en amont, la cathédrale et l’évêché occupent l’autre colline. Entre les deux, la vieille ville s’étage élégamment en terrasses. Puissance et gloire des comtes de Blois Les Celtes etaient installés à Blois vers 200 av. J.C., principalement en contrebas de l'actuel château. Les habitants appartenaient à la vaste tribu des Carnutes, dont on retrouve des membres à Chartres ou Orléans. Point de passage important entre Autricum (Chartres) et Avaricum (Bourges), Blois s'est fortement développé à l'époque gallo-romaine. Vers 490, les Francs arrivent sur la Loire et s'en emparent, chassant les Bretons qui tenaient alors la ville. Au VIe siècle, les comtes de Blois s’installent et élargissent leur pouvoir. Ils feront régner l’ordre durant plusieurs siècles dans la région, se permettant même quelques incursions chez leurs voisins de Touraine ou du Saumurois, notamment sous le comte Thibaud le Tricheur. Pendant plus d'un siècle, les comtes de Blois sont considérés comme les féodaux les plus puissants du Royaume de France, surtout après avoir reçu la Champagne en héritage. Au XIIe siècle Etienne de Blois devient même Roi d'Angleterre ! Mais tout pouvoir reste fragile, même celui des comtes de Blois qui connaissent un déclin au XIIIe siècle… Blois, ville royale La guerre de Cent-Ans n’épargne pas le blésois. Mais la ville rayonne à nouveau à partir de 1440, quand elle passe sous la domination du prince poète, le duc Charles d’Orléans. Son fils, Louis II d’Orléans, accède au trône de France sous le nom de Louis XII. Celui-ci choisit le château familial comme demeure privilégiée : Blois devient, durant près d’un siècle, ville royale. Elle resplendit sous les règnes du souverain bien-aimé et de son successeur François Ier. Mais bientôt, les tensions religieuses assombrissent ce tableau : Blois, ensanglanté par la répression " anti-protestants " orchestrée par Catherine de Médicis et son entourage, accueille au château les Etats-Généraux de 1558, quelques années avant que n’y soit assassiné le chef de la Ligue catholique, le duc de Guise… Une ville ordinaire au patrimoine extraordinaire Au XVIIe siècle, l’exil de Marie de Médicis et de Gaston d’Orléans ne peut empêcher Blois de devenir une ville ordinaire du royaume. La Révolution ruine de nombreux établissements religieux et l’industrialisation modifie son aspect. C’est une vie nouvelle qui anime cette cité devenue préfecture, et dont les principaux trésors architecturaux ont heureusement été sauvegardés, pour le plus grand plaisir des amoureux d’histoire.
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