Guide des Villes
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Contre : l’atteinte aux libertés
  • part les saints, qui n’a rien à se reprocher ? », se récrie Jean-Pierre Petit, l’un des fondateurs de l’association « Souriez, vous êtes filmés », créée il y a une douzaine d’années pour se battre contre la vidéosurveillance, et plus largement l’environnement tout-sécuritaire. « On voit des campagnes contre l’alcool, la cigarette, l’obésité… On ne cesse de culpabiliser les gens ! » Bientôt, les fumeurs espionnés par les caméras ? Dans certaines entreprises, c’est déjà le cas… Plus sérieusement, quand on lui parle des assassins retrouvés grâce à ce système, Jean-Pierre Petit reconnaît que les caméras « peuvent aider, mais n’empêchent pas l’acte de se produire. Rien ne prouve que les caméras peuvent arrêter la délinquance. Elles la déplacent. » Surtout, celle-ci se transforme : moins d’actes de petite délinquance, plus d’atteintes aux personnes. « Plus globalement, cette société développe de nouvelles formes de violence, elle ne supprime pas les raisons de cette violence. » Sans compter les abus : dans une ville de la Région parisienne, des élus se sont mis à regarder leurs adversaires politiques collant des affiches, pendant une campagne électorale ! « Dans certains pays, ce sont les grands-mères qui regardent les écrans et préviennent la police », s’inquiète Jean-Pierre Petit.