Au départ
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Au départ, elles surveillaient les entreprises – surtout la nuit –, repéraient les comportements dans les banques. Puis, en peu de temps, les petites caméras se sont installées partout, jusque dans les centres-villes, où elles surveillent… les passants. Au cas où. Née en Grande-Bretagne dans les années 70, à l’époque où l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise) faisait régner la terreur, la vidéosurveillance « publique », – que l’on différenciera de celle pratiquée dans les entreprises –, est arrivée un peu plus tard en France : en 1998, on comptait déjà 150 000 caméras placées dans le domaine public. Aéroports, gares, routes, transports publics, et maintenant parkings et rues en sont bardés. Mais les gens ne sont pas foncièrement contre : depuis les attentats de New York, Madrid et Londres, le nombre des convaincus du système n’a cessé de grandir. Quand bien même les enregistrements vidéos ne peuvent rien face à des terroristes prêts à se faire sauter avec leurs bombes. Plus significativement dans nos contrées, elles rassurent et sont là pour dissuader. Car chacune est reliée à un PC de surveillance qui dépend de la police municipale.
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