Guide Pêche Loire atlantique
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La Régulation du Grand Cormoran
  • Depuis quelques années, les populations du Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo sp) ont tendance à se développer en Loire-Atlantique dû étant donné sa richesse zones humides et marais favorables à sa sédentarisation. En plus des nuisances liées à la prédation de poissons pour son alimentation (environ 400 g par jour de pêche), le Grand Cormoran pose également des problèmes de concurrences territoriales avec d’autres espèces d’oiseaux. Ainsi, et malgré son statut d’espèce protégée, il reste toujours soumis à des campagnes de tir de régulation sous contrôle de la préfecture. La Fédération de Pêche de Loire-Atlantique reste mobilisée sur cette opération avec la mise en place, depuis 2005, d’un réseau de « pêcheurs-tireurs » bénévoles encadrés par le personnel fédéral. Elle opère sur 7 sites en Loire et 2 sur l’Erdre (quota annuel de tir pour 2007 à la hausse : 100 individus). Des interventions ont également lieu sur 4 étangs dans le département avec un quota annuel de tir minimum pour 2007 de 55 individus. Par ailleurs, la Fédération fournit les cadavres de cormorans au MNHN de PARIS pour analyse des contenus stomacaux. Pour l’hiver 2005-2006, leur régime alimentaire se compose exclusivement de poisson avec une préférence nette pour la Brème et le Gardon (75 % des captures). Le Poisson-chat est également consommé assez fréquemment (11,3 %) alors que les carnassiers sont très minoritaires dans le régime alimentaire des Cormorans (Sandre : 2,9 %, Perche et Brochet : 0,5 %). Le grand Cormoran reste donc très opportuniste en prélevant les espèces piscicoles les plus abondantes et donc les plus facilement capturables.

  • Rappel réglementaire
    Les espèces susceptibles de créer des déséquilibres biologique, (poisson-chat, perche soleil, écrevisse américaine, écrevisse à pattes rouges de Louisiane) ne peuvent être transportées vivantes, ne peuvent être utilisées pour appâter les hameçons, nasses, fi lets, verveux et tous autres engins. L’introduction dans le milieu aquatique, d’espèces susceptibles de créer des déséquilibres biologiques est punissable par une peine d’amende.