Guide Pêche
  • La langue des pêcheurs
    Comme tout univers, celui de la pêche a ses codes, ses traditions, ses mots. Le débutant sera rapidement amené à se familiariser avec un vocabulaire riche dont voici quelques exemples, « pêchés » au hasard... Canne bien en main, posté au bord de la rivière, downstream (pêche aval, en descendant la rivière), le pêcheur dépose dans l’eau de l’amorce (préparation à base de farine lancée dans l’eau par le pêcheur afin d’attirer le poisson), dans laquelle il a incorporé du caster (ou chrysalide, stade intermédiaire entre l'asticot et la mouche). S’il est amené à se déplacer au cours de sa partie, pas de problème : il a pris ses repères (naturel ou artificiel – flotteur, polystyrène installé provisoirement –, le repère sert à retrouver avec précision la zone amorcée). À quelques mètres, un collègue a choisi de monter une batterie (ensemble de trois à quatre cannes), mais notre pêcheur, lui, ne pêche qu’avec une seule ligne. La bannière (longueur de ligne entre la pointe du scion et le leurre) est bonne, il n’a plus qu’à attendre le moment opportun. Très vite, le poisson mord, le combat commence et la canne est en action (sous l’effort, la canne se plie. Chaque courbure a sa définition : dure, souple, semi-parabolique, parabolique... Une action semi-parabolique montre une déformation de moitié de l’extrémité de la canne). Heureusement, son nylon a une bonne élasticité (allongement d'un nylon pendant l'effort sans qu'il subisse de déformations ; l'élasticité moyenne avant rupture est d’environ 15 %). Le poisson pêché n’a cependant pas la taille minimale requise (c’est la taille spécifique à chaque espèce protégée en dessous de laquelle le poisson doit être remis à l'eau). Et notre pêcheur doit s’en séparer. La prochaine prise sera peut-être la bonne ?
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  • Petite histoire de la pêche
    La pêche en eau douce n’a pas toujours été un sport loisir. Elle est née de la nécessité pour les hommes de se nourrir, et remonte donc à la nuit des temps, comme en témoignent les outils préhistoriques retrouvés par les chercheurs : harpons en os de rêne ou en bois de cerf datant de 10 000 à 15 000 ans, et déjà plus évolués que les premières armes en pierre. C’est en Égypte, au temps des pharaons, que la pêche a connu une « modernisation » importante : l’invention de la ligne, de l’hameçon, du filet, de la nasse facilitèrent considérablement la vie des hommes, qui de plus commencèrent à pêcher sur des barques, ce qui leur permettait d’accéder à de meilleures prises. Des méthodes qui n’allaient pas tarder à s’imposer dans tout le monde civilisé – les hameçons devenant de plus en plus solides avec la découverte des métaux (fer, bronze, cuivre) –, et qui ne devaient plus connaître de bouleversements fondamentaux, si ce n’est l’apparition de nouveaux matériaux, beaucoup plus tard. Ainsi, ce n’est qu’en 1840 que furent fabriquées les cannes en bambou refendu (le bambou est coupé en lamelles, puis celles-ci sont collées ensemble). Avant 1940, les cannes étaient en roseau, en bambou ou en métal, et les bas de ligne en crin de cheval, en soie ou en métal. Après 1940, l’acier et l’aluminium ont été utilisés, puis la fibre de verre, la fibre phénolique, la fibre polyester ; les cannes sont devenues de moins en moins lourdes, de plus en plus résistantes... Les cannes d’aujourd’hui sont en carbone, en bore, en kevlar, en graphite. Sur le plan du droit et de la réglementation, la pêche connaîtra une « révolution » sous le règne du Roi Soleil (1661-1715), Louis XIV, avec l’ « Ordonnance de Louis XIV, roi de France et de Navarre, sur le fait des eaux et forêts, pêches et chasses, donnée à Saint-Germain-en-Laye au mois d'août 1669. » Dès cette époque, la pêche, de nécessité, devenait loisir...
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  • La pêche en France
    Le droit de pêche en France appartient soit à l’État, soit à des propriétaires riverains. Mais généralement, ce sont les pêcheurs eux-mêmes, regroupés dans quelque 4 030 Associations Agréées de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA), qui gèrent et entretiennent le réseau hydrographique. Pêcher sur le domaine public et sur les lots gérés par les associations implique, pour chacun, l’obligation de posséder une carte de pêche, laquelle fait automatiquement adhérer son possesseur à une AAPPMA. Cette carte a un coût, différent selon qu’elle est destinée à un majeur, à un mineur, à un pêcheur occasionnel... La cotisation permet de gérer et d’entretenir les milieux aquatiques, d’assurer la bonne santé du poisson... et sa présence en nombre !
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  • Les différentes techniques de pêche et leur matériel
    C’est la plus pratiquée, surtout au printemps, quand les poissons se réveillent... Statique, elle consiste à appâter les poissons voulus à un endroit précis. Deux types de cannes à pêche sont utilisés : les cannes avec anneaux (télescopiques, pour pêcher plutôt au bord, ou à emmanchement, plus longues mais demandant déjà une bonne maîtrise), et les cannes à moulinet. La pêche au coup se pratique : à la ligne flottante (avec un flotteur), à la longue coulée (le flotteur suit le courant de la rivière sans dévier de sa coulée), à la franglaise, à la bolognaise...
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