Les chapitres

Article 30790
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Comme tout univers, celui de la pêche a ses codes, ses traditions, ses mots. Le débutant sera rapidement amené à se familiariser avec un vocabulaire riche dont voici quelques exemples, « pêchés » au hasard... Canne bien en main, posté au bord de la rivière, downstream (pêche aval, en descendant la rivière), le pêcheur dépose dans l’eau de l’amorce (préparation à base de farine lancée dans l’eau par le pêcheur afin d’attirer le poisson), dans laquelle il a incorporé du caster (ou chrysalide, stade intermédiaire entre l'asticot et la mouche). S’il est amené à se déplacer au cours de sa partie, pas de problème : il a pris ses repères (naturel ou artificiel – flotteur, polystyrène installé provisoirement –, le repère sert à retrouver avec précision la zone amorcée). À quelques mètres, un collègue a choisi de monter une batterie (ensemble de trois à quatre cannes), mais notre pêcheur, lui, ne pêche qu’avec une seule ligne. La bannière (longueur de ligne entre la pointe du scion et le leurre) est bonne, il n’a plus qu’à attendre le moment opportun. Très vite, le poisson mord, le combat commence et la canne est en action (sous l’effort, la canne se plie. Chaque courbure a sa définition : dure, souple, semi-parabolique, parabolique... Une action semi-parabolique montre une déformation de moitié de l’extrémité de la canne). Heureusement, son nylon a une bonne élasticité (allongement d'un nylon pendant l'effort sans qu'il subisse de déformations ; l'élasticité moyenne avant rupture est d’environ 15 %). Le poisson pêché n’a cependant pas la taille minimale requise (c’est la taille spécifique à chaque espèce protégée en dessous de laquelle le poisson doit être remis à l'eau). Et notre pêcheur doit s’en séparer. La prochaine prise sera peut-être la bonne ?





