Les chapitres
Méfiez-vous de la gestion Evolutive
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Développée au sein des fonds à « horizon », la gestion dite « évolutive » est en théorie séduisante. Il serait d’usage au début de sa carrière professionnelle d’investir très largement en actions (60% minimum). Puis, entre 40 et 60 ans, la recherche d’une sécurité croissante conduirait à augmenter progressivement la part des obligations, celles-ci prenant clairement l’ascendant sur les actions au-delà de 65 ans. Dans la pratique, cependant, tout dépendra de vos objectifs et notamment de l’utilisation que vous comptez faire de vos capitaux. En effet, rien ne justifie qu’à la retraite on doive automatiquement faire la part belle aux obligations. Si vous disposez de suffisamment de revenus (retraite, loyer immobilier, …) et/ou d’épargne liquide, il est possible, et même recommandé, de continuer d’investir une bonne part en actions puisque ni l’horizon d’investissement ni la régularité du rendement escompté n’aura plus de prise. D’autant moins si vous souhaitez transmettre une partie de vos avoirs financiers à vos enfants ou petits-enfants. L’allocation dite tactique servira, quant à elle, à adapter l’orientation de votre portefeuille en fonction, cette fois, de la conjoncture économique et de l’environnement des marchés financiers. Le risque de la poche « actions » peut ainsi être modulé en fonction des positions prises : les actions chinoises sont par essence plus dynamiques, donc plus risquées à court terme, que nos bonnes vieilles entreprises françaises. De même, l’histoire récente a prouvé que le risque pris par un actionnaire d’Air Liquide est sans commune mesure avec celui de qui s’est un peu trop penché sur Alcatel !
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