Seniors Loir-et-Cher
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Un préalable indispensable : définir ses objectifs d’investissement
  • En Bourse, la question centrale est : investir pour quoi faire ? Ne répondez pas avec malice : « Pour gagner vite, beaucoup et sans risque ! » Les trois à la fois, c’est impossible. La vraie réponse découlera de l’une des interrogations suivantes : j’investis pour me constituer progressivement un patrimoine en vue de ma retraite ? Pour faire fructifier un capital et/ou le transmettre à mes proches ? Pour m’assurer un complément régulier de revenus ? Pour épargner en vue d’un projet ? Pour de temps en temps me faire plaisir via quelques extras ?… • Nul doute que l’une ou l’autre de ces questions vous conduira déjà à préciser votre horizon d’intervention : idéalement, il doit se situer entre deux ou trois ans, au minimum. Plus, c’est encore mieux. Ce qui ne signifie nullement que vous conserverez tout ce temps les mêmes actions ou les mêmes Sicav en portefeuille. • Vous serez amené à réfléchir aussi au niveau de risque que vous accepterez ou supporterez de prendre. Vous êtes allergique au moindre risque ? Alors évitez la Bourse, remplissez votre livret A (4 % nets d’impôt) et, pour le surplus, ne souscrivez qu’à des fonds en euro (4,5 % bruts, en moyenne). Si vous souhaitez obtenir davantage, surtout en tenant compte de l’inflation, il vous faudra passer par la case « risque ». En effet, c’est au travers du niveau de risque pris que s’exprime le rendement espéré de vos placements. L’essentiel, bien sûr, étant que cette relation soit dissymétrique… • Il faudra vous pencher sur les moyens que vous pourrez mettre en œuvre. La quête du bon tuyau, c’est le péché mignon des boursiers ! Pourtant, cela ne suffit pas et risque de vous conduire à investir dans une société dont vous connaissez à peine les métiers et le niveau de valorisation. De combien de temps libre disposez-vous alors pour vous informer, vous documenter et aiguiser votre sens critique ? Trouver l’information ne pose pas de problème majeur grâce aux rapports annuels des entreprises cotées, aux études des analystes financiers, aux rapports mensuels des stratèges et autres gérants de fonds, aux nombreux journaux et sites Internet dédiés à la Bourse, à l’économie et aux finances. Néanmoins, on ne sélectionne pas ses actions ou ses Sicav sur un simple coup de cœur. Les premières imposent la mise en œuvre de nombreux critères (financiers, économiques, de gestion, types de sociétés…). Intervenir via des OPCVM (Sicav ou FCP), autrement dénommés « fonds », simplifie évidemment la tâche. Mais pour que cette délégation de gestion vous apporte entière satisfaction, il vous faudra quand même choisir le bon thème d’investissement et, surtout, le bon gérant. • Enfin, quelle somme d’argent pouvez-vous placer ? Avec moins de 10 000 e, votre champ d’action sera particulièrement réduit ! À l’inverse, avec plus de 200 000 e, et a fortiori plus de 500 000 e, vous devrez ouvrir votre portefeuille à l’international ainsi que le diversifier, selon les circonstances et votre sensibilité, entre différents types de valeurs (grandes ou petites sociétés, cycliques, défensives…) et styles de gestion. Ceci en fractionnant vos interventions plutôt que de tout investir en bloc et, surtout, en ne mobilisant que la part des capitaux dont vous ne devriez avoir aucun besoin. Ainsi, il est souhaitable de toujours conserver au moins 15 à 20 % de ses avoirs financiers en cash, rémunérés à court terme afin de parer, si nécessaire, à toute éventualité sans déstructurer la stratégie mise en œuvre au sein de votre portefeuille.