Guide Seniors
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Quelques (bonnes) idées à mettre en portefeuille
  • Au-delà même des objectifs de chacun, l’environnement récent incite à créer certains postes stratégiques au sein de la poche « actions » de tout portefeuille conséquent. • Il en est ainsi de l’or, pour 5 à 8 %, afin de contrer les risques de résurgence de tensions géopolitiques, tout en profitant du développement de la classe moyenne indienne, friande de métal jaune (le pays en consomme environ 800 tonnes par an, soit prés 
de 20 % de la production mondiale). • Une place doit être accordée aux pays émergents, pour 15 à 20 % du portefeuille, puisqu’ils portent toujours en eux la croissance mondiale actuelle et future. Dans une perspective d’investissement à moyen terme, la Chine, et particulièrement la place de Hong Kong, ainsi que la Russie pourront être privilégiées. Compte tenu de la forte volatilité de ces marchés, la constitution de ce poste devra être fractionnée en trois ou quatre étapes pour profiter au mieux des creux 
qui se présenteront. • Une composante « énergie » est tout autant incontournable (pétrole, gaz, charbon, électricité, nucléaire), dans la limite de 8 à 12 %. En effet, le problème des besoins énergétiques du monde moderne, lié à l’inéluctable montée en puissance des pays émergents, se pose avec de plus en plus d’acuité, quand bien même le fort ralentissement économique mondial engagé en 2008 réduira à court terme certaines surtensions. • La problématique de l’environnement mérite qu’on lui consacre aussi entre 15 et 20 % du portefeuille. Le traitement de l’eau comme celui des déchets urbains et industriels, ainsi que le développement des énergies renouvelables (particulièrement le photovoltaïque) deviennent des préoccupations majeures et le resteront pendant de nombreuses décennies. • Il semble par ailleurs judicieux de s’intéresser, dans les même proportions, au thème des infrastructures (équipements portuaires, aéroportuaires, ferroviaires, routiers, thermiques, …). La Banque mondiale prévoit, en effet, que 
370 milliards de dollars par an 
seront investis au moins jusqu’en 2010 dans de nouvelles infrastructures, tandis que la maintenance des équipements actuels nécessitera prés de 480 milliards de dollars ! • Enfin, les matières premières agricoles, aussi dénommées « Soft Commodities », resteront au centre des préoccupations mondiales. Alors que les terres arables globalement se raréfient, la demande en viande et en céréales, et de fait le cours de ces denrées, resteront soutenus par des besoins mondiaux galopants, liés à la démographie, et par l’élévation générale des niveaux de vie et donc de la qualité de consommation (pour produire 1 kg de viande, il faut en moyenne 5 kg de céréales !). En revanche, il n’apparaît plus indispensable, du moins dans l’immédiat, d’investir dans les matières premières industrielles (dites « Hard Commodities »). Les tensions sur les prix des métaux, exacerbées en 2006 et 2007 puis encore début 2008, résultaient surtout d’une inadéquation de la production à la demande mondiale. Or, celle-ci se résorbera progressivement en raison du fort ralentissement économique en cours, de l’absence d’inquiétude sur les capacités de réserves naturelles à un horizon prévisible et de la mise en fonction de nouvelles capacités de production.