S’en remettre à un conseiller ?
- Ceci dit, aurez-vous le temps ou l’envie nécessaire d’effectuer votre propre sélection ? Si le cœur ne vous en dit pas, remettez-vous-en alors à un conseiller. Notez qu’à ce stade vous serez naturellement tenté de vous tourner vers votre banquier, c’est-à-dire vers l’établissement qui suit habituellement vos finances. Prenez garde toutefois aux solutions qui vous seront proposées, même au sein du département dit de « banque privée ». Les conseillers de clientèle des réseaux bancaires ne sont pas des conseillers indépendants ! Le recours à un cabinet de conseils en gestion de patrimoine indépendant, et plus spécifiquement à un Conseiller en investissement financier (CIF), peut ainsi se révéler judicieux. En effet, ils sont soumis à de sérieuses obligations professionnelles, sous le contrôle et l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), et s’engagent à se comporter avec loyauté et à agir avec équité, au mieux des intérêts de leurs clients. Reste à s’assurer des qualités humaines et professionnelles de son conseiller, et de veiller à son indépendance décisionnelle en contrôlant qu’il n’est pas trop lié commercialement à tel ou tel autre établissement financier. Comme dans tout corps de métier, il y a chez les CIF des personnes plus recommandables que les autres ! Une dernière réflexion ? Si l’un de vos « amis » vous dissuade d’investir en Bourse actuellement, il pourrait vous sembler qu’il ait raison tant la double crise bancaire et immobilière que l’Occident traverse depuis l’été 2007 est d’une gravité et d’une ampleur exceptionnelle. Mais ne perdez pas de vue que les cours de Bourse en tiennent déjà largement compte tandis que toute crise finit par se résorber (a priori à compter de fin 2009 pour celle qui nous concerne). Rappelez-lui donc cette magistrale réflexion de Warren Buffet, sage investisseur américain dont la performance dans le temps de ses placements n’est plus à démontrer : « Lorsque le prix des hamburgers baisse, toute la famille Buffet chante Alléluia ! Lorsqu’ils augmentent, nous pleurons. La plupart des gens font de même avec tout ce qu’ils achètent… sauf avec les actions. Lorsque les cours baissent, alors qu’ils pourraient en avoir davantage avec leur argent, voilà soudain qu’ils n’en ont plus envie… ! » Autrement dit, c’est dans la tempête que se noient les tremblants, à savoir les suiveurs de tendance, tandis que les mains fortes, c’est-à-dire les investisseurs raisonnés, fourbissent leurs performances futures…



