Immobilier Loir-et-Cher
  • Saisissez 4 lettres au minimum, vous pouvez saisir plusieurs mots.
Questions au...
  • Représentant du Comité départemental de la Fédération Bancaire française.
    Quelles sont les répercussions de la crise financière sur les conditions d’attribution des prêts ? Fabrice BACCARI : Les banques françaises restent solides, et elles continuent à jouer leur rôle de financement de l’économie auprès des différents acteurs, tels que les entreprises et les particuliers. Pour ces derniers, les critères d’octroi des prêts restent les mêmes. Ils sont basés, comme toujours, sur les capacités financières des demandeurs. En outre, les banques ont participé au plan de financement mis en place par l’État et pris différents engagements, notamment en matière de Crédit Relais. C’est un point sensible, car certaines personnes, qui avaient contracté un tel crédit en matière d’immobilier, n’ont pas réussi à vendre leur bien en temps voulu. Pour améliorer l’information sur le sujet, nous mettons à disposition du public un petit support, téléchargeable gratuitement sur www.lesclesdelabanque.com. Un autre de nos engagements consiste à contacter au moins six mois à l’avance les détenteurs d’un Crédit Relais, et de rechercher au cas par cas des solutions si nécessaire. Il faut savoir que, contrairement à ce que l’on peut entendre à la radio ou voir à la télévision, les banques continuent à faire crédit. Dans le métier, nous n’avons pas du tout le sentiment d’avoir arrêté de prêter de l’argent. Mais, effectivement, l’augmentation des taux fait que certains ménages n’ont plus la possibilité d’emprunter. Malheureusement, la situation actuelle élimine certains candidats désireux d’accéder à la propriété. Quelle est la situation actuelle en Charente-Maritime ? Conseilleriez-vous d’y investir maintenant ? Fabrice BACCARI : Nous remarquons bien évidemment un net ralentissement de la demande de crédit. Les gens sont plus frileux, plus prudents, et se disent qu’il faut attendre. D’un côté la demande baisse, et de l’autre les vendeurs ne semblent pas vouloir prendre la mesure du marché et réduire leurs prix. Mais le crédit à l’habitat est toujours d’actualité. C’est un marché très intéressant pour les banques, qui permet de conquérir de nouveaux clients. Il est donc possible d’investir. Quant à savoir si c’est le moment, cela dépend de la situation du marché immobilier local. Pour la Charente-Maritime, il est légitime de penser que les prix vont baisser moins fortement qu’à d’autres endroits. La région est attractive, et par conséquent la demande est forte. L’attrait du littoral est un élément important qui limitera, selon moi, la baisse des prix. Quelle sont les perspectives d’avenir, notamment concernant l’évolution des taux ? Fabrice BACCARI : En réalité, les taux des crédits sont liés à la politique de la Banque Centrale Européenne. Les prochains mois seront déterminants en ce sens. Au vu de la situation financière actuelle, la BCE desserrera probablement les contraintes au niveau des taux. Mais il est illusoire de penser qu’ils pourront revenir à 3,5 %, par exemple, comme il y a deux ans. Il peut y avoir une augmentation tout comme une baisse, mais dans les deux cas, il ne faut pas s’attendre à des amplitudes très marquées.