Immobilier Loir-et-Cher
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Questions au…
  • Pr ésident adjoint de la fnaim : HERVE FAUCHET, Cabinet caillot à Saintes
    De quoi est constituée l’offre immobilière en Charente-Maritime ? Hervé FAUCHET : Notre département n’est pas différent du reste de la France, et l’on y retrouve les mêmes catégories d’offres que partout ailleurs. Celles-ci peuvent être très diversifiées et dépendent de plusieurs facteurs. On ne trouve évidemment pas les mêmes biens à Royan qu’à Saintes, ni en ville qu’à la campagne. La Charente-Maritime n’a pas, de ce côté-là, de spécificité particulière : il y a des maisons anciennes, des maisons neuves, des appartements… Les valeurs sûres restent, traditionnellement, les maisons de centre ville en bon état, ou encore les maisons de pierre anciennes situées à la périphérie des villes et bénéficiant d’un bon environnement. Comment se porte le marché immobilier dans votre département ? Là encore, la situation est la même en Charente-Maritime que dans le reste du pays. Depuis le début du mois d’octobre 2008, nous constatons un très net coup d’arrêt de la demande, qui commençait à se profiler depuis le début de l’année. D’un côté il y a ce ralentissement de la demande ; et de l’autre de nombreuses offres sont actuellement sur le marché. Moins de transactions se réalisent, et les prix ne s’effondrent donc pas vraiment. Ce qui manque au fond, ce sont les moyens pour acheter. La situation est difficile, notamment en ce qui concerne l’obtention des crédits. Mais elle est le résultat d’une conjoncture globale qui est loin d’être spécifique à l’immobilier. Pour l’instant, nous sommes sous le coup de la crise financière, dans l’oeil du cyclone, et nous attendons d’y voir plus clair. Est-ce le moment d’investir ? C’est la question qui va se poser dans les mois qui viennent. Il serait logique que l’immobilier retrouve peu à peu une certaine attirance, car c’est une valeur refuge. Traditionnellement, il y a deux valeurs refuges : l’or et l’immobilier. Ce n’est donc pas forcément une mauvaise chose, lorsqu’on a des liquidités, de se tourner vers l’immobilier. Quelle sont, selon vous, les perspectives d’avenir ? Je pense que les prix vont baisser. La FNAIM vient d’ailleurs d’annoncer un recul de 8 % pour l’année 2009, et cela peut aller plus loin sur certains produits immobiliers. Il y a toujours, sur le marché, des biens qui se vendent plus facilement que d’autres. Si celui dont on est propriétaire est bien placé et en bon état, il y aura toujours des gens intéressés par son acquisition, que l’on soit ou non en période de crise.