Guide immobilier
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Questions à…
  • Stéphane Martin. / Architecte à Saint-Avertin
    Quelles sont les tendances actuelles en matière d’architecture, concernant les maisons individuelles ? S.M. : Depuis trois ans, il y a une nette demande de maisons contemporaines, pour se démarquer des pavillons de constructeur, pour ne pas faire du simili-régional. La première tendance est la création de grandes baies vitrées, qui ne se trouvent pas, en principe, dans l’architecture tourangelle traditionnelle. La deuxième, c’est l’utilisation du bois. Il y a de nombreuses demandes, encore faut-il qu’elles soient localisées dans des communes où l’on peut faire ce genre de construction… Il y a des réticences dans les POS (Plans d’Occupation des Sols) ; certaines villes interdisent le bois. Chaque commune a son PLU (Plan Local d’Urbanisme), voté par le conseil municipal, les commissions d’urbanisme. Parfois, c’est la boulangère ou le charcutier qui donne les règles d’urbanisme. Il est beaucoup question en ce moment de développement durable, d’économie d’énergie. Comment cela se traduit-il dans l’architecture ? S.M. : Il y a une très forte demande pour les pompes à chaleur. Celles-ci sont de différents types, ont un rendement différent, et un coût différent. Le bas de gamme, c’est la pompe air-eau, qui consiste à prendre la chaleur de l’air, et à la faire passer dans un plancher chauffant. Le problème, c’est quand l’air est froid. Cela fonctionne moins bien, forcément. Le haut de gamme, ce sont les pompes à chaleur par forage : on va chercher l’eau dans la nappe phréatique, où l’on prend les calories, avant de remettre l’eau dans la nappe phréatique. C’est un double forage qui revient cher, mais le rendement est exceptionnel. Une autre tendance est à la récupération des eaux de pluie. Une cuve récupère l’eau de pluie amenée par les gouttières de la maison. Une pompe permet ensuite soit d’arroser le jardin, ou pour les sanitaires. Personnellement, je préconise que cette eau soit utilisée pour le jardin. Toujours dans le domaine du développement durable et des nouveaux matériaux, précisons que le chanvre, par exemple, est encore hors de prix. Quel est votre rôle : répondre à des demandes ou inciter ce genre d’installations ? S.M. : En tant qu’architectes, nous travaillons pour nos clients ; ce sont eux qui déterminent. Mais nous donnons aussi des conseils, bien évidemment. Par exemple, je ne conseillerais pas d’installer une chaudière à fuel en ce moment. Nous imaginons des maisons qui vont durer longtemps, il faut donc étudier l’évolution du marché. Et on sait que le fuel, dans dix ans, sera hors de prix. Les aménagements modernes sont-ils facilement réalisables dans des pavillons anciens ? S.M. : Il faut voir si cela vaut le coût. Mettre une pompe à chaleur, c’est possible, mais ça ne fonctionne bien qu’avec un plancher chauffant. Sinon, pour des radiateurs, par exemple, ce n’est pas très intéressant. Refaire un plancher chauffant induit des travaux importants.