Le Malade imaginaire (Molière)
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Acte II, scène V : Prétendant imposé à Angélique par son père Argan, malade imaginaire, Thomas Diafoirus, jeune médecin, présente sa demande à la jeune fille devant la famille réunie, et après quelques bévues. « THOMAS DIAFOIRUS : – Mademoiselle, ni plus ni moins que la statue de Memnon rendait un son harmonieux, lorsqu’elle venait à être éclairée des rayons du soleil : tout de même me sens-je animé d’un doux transport à l’apparition du soleil de vos beautés. Et comme les naturalistes remarquent que la fleur nommée héliotrope tourne sans cesse vers cet astre du jour, aussi mon cœur dorénavant tournera-t-il toujours vers les astres resplendissants de vos yeux adorables, ainsi que vers son pôle unique. Souffrez donc, Mademoiselle, que j’appende aujourd’hui à l’autel de vos charmes l’offrande de ce cœur qui ne respire et n’ambitionne autre gloire que d’être toute sa vie, Mademoiselle, votre très humble, très obéissant et très fidèle serviteur et mari. TOINETTE, en le raillant : –Voilà ce que c’est que d’étudier, on apprend à dire de belles choses. »



