La célébration
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Elle se fait dans la famille de la mariée en présence de l’imam (c’est très généralement un imam qui célèbre le mariage, mais ce peut également être un bon musulman). Habituellement, des aînés de la famille assurent le rôle de témoins du mariage et il est bienvenu qu’un groupe de personnes pieuses soient présentes. Il est recommandé de débuter la célébration du mariage religieux par la récitation d’une « Khoutbah » : c’est un court sermon en arabe comprenant des formules de louange d’Allah et de demande de bénédiction en faveur du prophète Muhammad. Après la Khoutbah, l’accord entre l’homme et la femme (par le biais de son représentant, à qui elle aura fait part préalablement de son consentement ; à noter que certains savants permettent que l’accord soit conclu directement entre les futurs époux…), portant sur leur volonté de s’unir et de devenir époux, sera nécessairement exprimé lors de la cérémonie du mariage devant au minimum deux témoins. Cet agrément constitue en fait le « cœur » (« roukn ») même du mariage islamique. La célébration traditionnelle veut que le père de la mariée prenne la main de sa fille pour la remettre au futur époux. Le père discute avec le futur époux et la mariée remet un petit billet au marié symbolisant le souvenir de la dot (« Mahr »). À ce moment-là, l’imam récite les prières traditionnelles du mariage pour finaliser la célébration par des invocations et des félicitations : « Qu’Allah t’accorde Sa bénédiction, et qu’Il envoie Sa bénédiction sur toi et vous unisse tous les deux dans le bien. » Les festivités dureront au minimum trois jours ou parfois davantage. Il y aura notamment le Walîmah, repas conviant les membres de la famille ainsi que des personnes démunies, dans le strict respect des règles islamiques (pas de dépenses excessives ou de gaspillage).



